Vers un regroupement des dessertes?

gif-quietcar_anim1« Sur certaines lignes, « les trajets bout en bout sont extrêmement minoritaires », note la commission qui estime, après étude détaillée, que l’offre TER actuelle répond déjà aux besoins. C’est le cas des lignes Hirson-Metz, Reims-Dijon, ou de Caen-Le Mans-Tours, pour laquelle la commission ajoute qu’un autocar pourrait compléter l’offre TER en assurant en plus «une liaison directe Caen-Tours avec un arrêt au Mans, par autoroute». Autre cas cité, caricatural, la liaison Reims-Dijon, ne propose aujourd’hui qu’un aller-retour hebdomadaire, le samedi, avec du matériel TER! En revanche, partant du principe que tout territoire doit être desservi, la commission fait un cas à part de la ligne Clermont-Ferrand-Nîmes, appelée « Cévenol », peu fréquentée, qui ne pourrait pas être avantageusement remplacée par le TER, ni par la route. Elle préconise donc le regroupement des dessertes sous une gouvernance interrégionale. Et peu ou prou la même chose pour la ligne Montargis-Cosne-Nevers déjà majoritairement sous statut TER. »

Marie-Hélène POINGT, « Intercités L ‘État va devoir choisir« ,
in Ville Rail et Transports, 1er juillet 2015, pp. 52-55

Publicités

Une pétition pour sauver la ligne Paris-Montargis-Nevers

2120095Retour sur le début de la mobilisation pour sauver la ligne Paris-Montargis-Nevers, avec cet article paru dans La République du Centre le 10 juin 2015 :

« Une dizaine de jours après le vote d’une motion votée à l’agglo montargoise pour dénoncer le rapport parlementaire Duron, les élus Front de gauche-PCF étaient mobilisés, hier, sur les quais de la gare de Montargis.

Le document, intitulé « TET (Trains d’équilibre du territoire), agir pour l’avenir », provoque un tollé depuis sa présentation. Durant le dernier conseil d’agglomération, le 28 mai, les élus, quelle que soit leur appartenance politique, se sont élevés contre le constat dressé dans ce rapport, qui décrit une ligne qui ne serait pas assez compétitive, car trop peu fréquentée. Le président UMP de l’agglomération montargoise, Jean-Pierre Door, comptait démonter ces « mensonges » et porter l’affaire au plus haut niveau… »

Lire la suite de cet article sur ce lien

Paris-Montargis-Cosne-Nevers : TET, une convention néfaste qui ne fait pas rêver !

tumblr_lmw8djFlCD1qe6mn3o1_500« Paris-Montargis-Cosne-Nevers. La desserte figurant dans la convention TET [La convention relative à l’exploitation des trains d’équilibre du territoire (TET) a été signée le 13 décembre 2010 par le secrétaire d’Etat chargé des transports et M. Guillaume Pepy, président de la SNCF. Elle marque la volonté de l’Etat de garantir l’avenir de 40 liaisons ferroviaires Corail, Intercités, Téoz et Lunéa qui sont utilisées chaque jour par près de cent mille voyageurs] est, en réalité, déjà majoritairement sous statut TER de Montargis à Nevers. Le rapport [Duron] estime également que le besoin de desserte entre Cosne et Nevers ne justifie pas le maintien des TET au vu des alternatives existantes. Par ailleurs, Nevers bénéficie d’une desserte TET importante via Paris-Clermont-Ferrand. Aussi, les circulations entre Paris et Montargis, toutes conventionnées aujourd’hui par l’État, devraient quant à elles être transférées à la région Centre-Val de Loire. »

« Le Rapport Duron à la loupe : ceux qui gagnent, ceux qui perdent
… et ce qui fait rêver »
Transport public, juin 2015
Convention TET : le texte officiel