Qui dit dommages dit dédommagements

k20q_ncUn dédommagement a été mis en place pour les voyageurs des lignes Transilien dont le service garanti n’a pas été respecté durant la grève et ceux qui ont subi des suppressions de trains suite à la crue de la Seine et de ses affluents en mai et juin 2016.

Afin de faciliter les démarches des clients éligibles à ce dédommagement, Transilien a créé un site dédié : mondedommagement.transilien.com. Vous pourrez y trouver toutes les informations sur les modalités de remboursement et y déposer votre demande à compter du 27 juillet.

https://mondedommagement.transilien.com

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« Voyager en dépit des inondations et des grèves… »

6a00d83452081969e201bb090b0079970d-800wiEn ce jour de catastrophe climatique, le blog Caravane (blog nomade de l’actualité internationale) offre un témoignage complètement décalé : « Voyager en dépit des inondations et des grèves, de Paris à Montargis, en passant par Nemours ».

Un vrai challenge, reconnaît l’auteur de cet exploit accompli cette semaine : « En principe, ce jeudi 2 juin 2016, toute personne un petit peu sensée, serait restée dans un périmètre de 1 km autour de chez elle. Surtout dans la moitié Nord de la France. Et encore plus entre Paris et Montargis, un axe entre Loing et Seine, sous l’eau et particulièrement perturbé par les grèves de transports. Toute personne dotée d’un peu de cervelle dans la tête, même loin de chez elle, aurait lancé « à la guerre comme à la guerre », et aurait pris la sage décision de passer une journée et une nuit de plus dans la capitale. Mais pas moi. Je voulais rentrer chez moi, obstinément, « là où le ciel est plus beau qu’ailleurs » comme l’écrit Tourgueniev dans Père et fils… »

La bloggeuse témoigne sur son site d’un trajet effectué quotidiennement par des milliers de voyageurs (Paris-Montargis) devenu cette semaine une mission quasi impossible. Quasi impossible : avec une pugnacité à saluer, la bloggeuse considère avoir été « la seule voyageuse qui aura fait, un jour de grèves et d’inondations, le trajet Gare de Lyon – Montargis, certes en trois heures et demi, mais en agréable compagnie, sans avoir jamais marcher plus de 50 mètres. Et sans avoir été mouillée. Un record imbécile, mais un record quand même. » Lisez le compte-rendu complet de ce voyage sur le blog de Caravane.

La circulation des trains est toujours suspendue ce week-end entre Paris et Montargis.

« Voyager en dépit des inondations et des grèves, de Paris à Montargis, en passant par Nemours », Caravane, 2 juin 2016

À cause d’un pont, vous êtes priés de faire le pont

constructionEn investissant dans la modernisation de la ligne du R (un cauchemar pour les Montargois obligés de voyager une heure trente dans des Transiliens inconfortables et vieillots – une véritable insulte, pour tout dire !), la SNCF semble enfin se préoccuper de centaines de milliers de voyageurs. Le hic c’est que ces travaux vont contraindre la SNCF à ne pas faire dans la demie mesure et couper la ligne parfois pendant plusieurs jours.

Pendant 5 week-ends, les 5-8 mai, 14-16 mai, 21-22 mai, 11-12 juin et les 29-30 octobre 2016, la ligne R sera fermée après Melun (sauf Melun-Montereau via Héricy).

Et ce n’est pas tout. Le remplacement d’un tablier de pont à Souppes-sur-Loing pendant quatre jours consécutifs va contraindre la SNCF à couper une nouvelle fois la ligne de train entre Nemours et Montargis, entre le 31 octobre et le 1er novembre. Les usagers sont donc priés de poser leur pont du 1er novembre cette année.

Notez également que les week-ends 4-5 juin, 23-24 juillet et 19-20 novembre, les dessertes des gares entre Melun et Paris se feront en gare de Lyon sur les quais du RER D. Ces trains desserviront toutes les gares entre Villeneuve-Saint-Georges et Melun et auront un temps de trajet augmenté de 30 minutes.

Enfin pour les départs de Paris par les derniers trains du soir, jusqu’en décembre 2016 le terminus sera à Melun et vous serez contraint de terminer le trajet jusqu’à Montargis en bus.

Les services de communication de la SNCF promettent que ces travaux handicapant pour leurs clients permettront d’avoir une ligne plus fiable et des gares plus pratiques et aux normes. Réponse en 2017.

Plus d’informations sur ce document téléchargeable

Les citoyens sont-ils des buses ?

img-3143963381Les électeurs, qui vont se déplacer pour élire leurs conseillers régionaux à partir du week-end prochain, sont-ils pris pour des buses ? Voilà la question que chacun est en droit de se poser. De quoi, en effet, est-il le plus souvent question dans les discours politiques, que ce soit du PS, le FDG, le LR et le FN ? D’insécurité, de la lutte contre le terrorisme, de l’état d’urgence en place depuis les attentats de novembre. Des sujets graves qui nous préoccupent tous… mais qui n’ont pas leur place dans une campagne pour les élections régionales.

Ce sont les domaines de compétences des Régions qui devraient nous interpeller : les écoles, la culture, l’environnement et les transports.
Sur ce dernier sujet, c’est évidemment l’avenir de la ligne de train Nevers-Montargis-Paris qui nous intéresse. Et le moins que l’on puisse dire c’est que rares sont les candidats capables de s’engager sur cette ligne de train vitale pour le territoire.

Des milliers de citoyens prennent le train, non par plaisir mais par nécessité (contrairement à ce que sous-entend le Rapport Duron !), et le choix de ces électeurs aura forcément un impact lors de la mise du bulletin dans l’urne. Si les hommes politiques n’entendent pas les usagers du train Nevers-Montargis-Paris, cette erreur risque de leur coûter cher.
Il est inadmissible que l’État n’assume pas son rôle de renforcer le service public et chercherait plutôt à le détruire en démantelant le transport ferroviaire. Il est tout aussi consternant que trois régions soient incapables de s’entendre sur un accord avec l’Etat et la SNCF pour conserver une ligne capitale pour les citoyens et pour les régions en terme économique et social.

Ces élections ne sont pas un jeu de poker-menteur, ni un galop d’essai pour les élections présidentielles de 2017 !

Nous invitons les candidats aux élections régionales à bien entendre le message de milliers de voyageurs et d’électeurs en colère.

3 000 à 3 500 signatures

La pétition pour la défense des trains Paris-Montargis-Nevers a déjà rassemblé entre 3 000 à 3 500 signatures. Elles ont été déposées à la sous-préfecture du Loiret le week-end dernier.

La mobilisation continue contre un projet anti-démocratique et mettant en danger la vie quotidienne de dizaine de milliers de citoyens.

Vive le covoiturage ?

covoiturageAlors que les péripéties de la ligne de train Paris-Montargis-Nevers – toujours en danger ! – continuent à inquiéter, le journal local montargois L’Éclaireur du Gâtinais s’est fait le défenseur, en pleine page, du covoiturage.

Cette méthode alternative au train semble parer de toutes les qualités : simplicité, convivialité, économique, écologique. Une méthode « miraculeuse » donc, qui a les faveurs des pouvoirs publics et qui seraient trop heureux de se débarrasser de la gestion lourde du chemin de fer et de laisser le citoyen lambda se débrouiller seul pour organiser ses transports.

Nous ne ferons pas d’objection aux qualités conviviales du covoiturage – encore que cela peut dépendre des conducteurs comme des passagers embarqués. Mais passons. Il semble aussi que l’Internet et les sites d’éco-partage aient permis de rendre ce système pratique.

Par contre, il y a de quoi être étonné par le chapelet de bienfaits apporté par le covoiturage. Un moyen de transport alternatif au train ? Occasionnellement peut-être, si vous devez vous déplacer pour un rendez-vous précis ou pour prendre l’avion. L’affaire est plus délicate si vous devez aller quotidiennement à Paris, comme le font la quasi-totalité des voyageurs montargois : dans ce cas, chaque jour devrez-vous organiser le voyage pour le lendemain ?

Autre chose : 2 000 à 3 000 Montargois prennent le train chaque jour à Paris. Combien faudra-t-il de voitures pour les acheminer ? A raison de quatre à cinq passagers par automobile, essayez de faire le calcul si vous en avez le temps… Le journaliste parle de qualités environnementales. Voire. La voiture reste toujours l’un des moyens de déplacement le plus polluant, covoiturage ou pas. Nous nous étions déjà fait les adversaires du « tout-autocar » comme moyen de substitution au train. Nous ne sommes pas plus convaincus par la voiture, loin de là. Inutile également de rappeler les dangers des voyages sur la route, comme l’actualité récente l’a cruellement rappelée.

Parlons enfin de l’aspect économique. Le journaliste égratigne, à juste titre, les prix exorbitants des forfaits SNCF : 130 € l’abonnement Montargis-Souppes – 20 km – lorsque le Pass Navigo est à 70 € – pour 100 km… Et le journal de rappeler que le prix d’un aller-retour Paris-Montargis est de 18,40 €. Nous allons dans le sens du journaliste. Mais faisons maintenant un rapide calcul. Un voyageur devant faire chaque jour le trajet Montargis-Paris, auraient à débourser chaque mois entre 350 et 360 euros. Une bonne affaire, vraiment ?

Le covoiturage serait-il la bonne affaire que l’on voudrait nous vendre ou juste un miroir aux alouettes destiné à nous « faire détester le train » ? Nous en doutons.

« Le covoiturage , ça roule », Éclaireur du Gâtinais, 29 octobre 2015
« On ne voit pas passer le temps », Éclaireur du Gâtinais, 29 octobre 2015