Ce n’est pas nous qui le disons

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Les citoyens sont-ils des buses ?

img-3143963381Les électeurs, qui vont se déplacer pour élire leurs conseillers régionaux à partir du week-end prochain, sont-ils pris pour des buses ? Voilà la question que chacun est en droit de se poser. De quoi, en effet, est-il le plus souvent question dans les discours politiques, que ce soit du PS, le FDG, le LR et le FN ? D’insécurité, de la lutte contre le terrorisme, de l’état d’urgence en place depuis les attentats de novembre. Des sujets graves qui nous préoccupent tous… mais qui n’ont pas leur place dans une campagne pour les élections régionales.

Ce sont les domaines de compétences des Régions qui devraient nous interpeller : les écoles, la culture, l’environnement et les transports.
Sur ce dernier sujet, c’est évidemment l’avenir de la ligne de train Nevers-Montargis-Paris qui nous intéresse. Et le moins que l’on puisse dire c’est que rares sont les candidats capables de s’engager sur cette ligne de train vitale pour le territoire.

Des milliers de citoyens prennent le train, non par plaisir mais par nécessité (contrairement à ce que sous-entend le Rapport Duron !), et le choix de ces électeurs aura forcément un impact lors de la mise du bulletin dans l’urne. Si les hommes politiques n’entendent pas les usagers du train Nevers-Montargis-Paris, cette erreur risque de leur coûter cher.
Il est inadmissible que l’État n’assume pas son rôle de renforcer le service public et chercherait plutôt à le détruire en démantelant le transport ferroviaire. Il est tout aussi consternant que trois régions soient incapables de s’entendre sur un accord avec l’Etat et la SNCF pour conserver une ligne capitale pour les citoyens et pour les régions en terme économique et social.

Ces élections ne sont pas un jeu de poker-menteur, ni un galop d’essai pour les élections présidentielles de 2017 !

Nous invitons les candidats aux élections régionales à bien entendre le message de milliers de voyageurs et d’électeurs en colère.

La défense de la ligne Paris-Nevers, également à Briare, Gien et Cosnes

Briare_4Défendre la ligne de train vitale et stratégique Paris-Nevers c’est aussi parler de ces gares servant à désenclaver les territoires. Des territoires qui se mobilisent pour ne pas être tués par des politiques et des décideurs aveuglés par leurs chiffres.

La petite ville de Briare, célèbre pour son pont-canal et drainant une population touristique non négligeable, s’est dernièrement mobilisée, via une réunion de citoyens et d’élus bien décidés à ne pas se faire tondre. Leur objectif ? Préserver les dessertes ferroviaires de Gien, Briare et Cosnes-sur-Loire. Le train est capital pour ces villes dans la mesure où la proximité de Paris grâce au train (à 1H30 en TER) est un atout… capital.

Preuve que pour une fois politiques et citoyens sont soudés pour le même objectif, une mention a été votée par le public, l’association des usagers giennois de la ligne SNCF, le maire de droite de Gien Christian Bouleau, le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur et des décideurs locaux. Cette mention a été envoyée au secrétaire d’Etat chargé des transports Alain Vidalies et au président de la SNCF Guillaume Pépy.

Vers un regroupement des dessertes?

gif-quietcar_anim1« Sur certaines lignes, « les trajets bout en bout sont extrêmement minoritaires », note la commission qui estime, après étude détaillée, que l’offre TER actuelle répond déjà aux besoins. C’est le cas des lignes Hirson-Metz, Reims-Dijon, ou de Caen-Le Mans-Tours, pour laquelle la commission ajoute qu’un autocar pourrait compléter l’offre TER en assurant en plus «une liaison directe Caen-Tours avec un arrêt au Mans, par autoroute». Autre cas cité, caricatural, la liaison Reims-Dijon, ne propose aujourd’hui qu’un aller-retour hebdomadaire, le samedi, avec du matériel TER! En revanche, partant du principe que tout territoire doit être desservi, la commission fait un cas à part de la ligne Clermont-Ferrand-Nîmes, appelée « Cévenol », peu fréquentée, qui ne pourrait pas être avantageusement remplacée par le TER, ni par la route. Elle préconise donc le regroupement des dessertes sous une gouvernance interrégionale. Et peu ou prou la même chose pour la ligne Montargis-Cosne-Nevers déjà majoritairement sous statut TER. »

Marie-Hélène POINGT, « Intercités L ‘État va devoir choisir« ,
in Ville Rail et Transports, 1er juillet 2015, pp. 52-55

Une pétition pour sauver la ligne Paris-Montargis-Nevers

2120095Retour sur le début de la mobilisation pour sauver la ligne Paris-Montargis-Nevers, avec cet article paru dans La République du Centre le 10 juin 2015 :

« Une dizaine de jours après le vote d’une motion votée à l’agglo montargoise pour dénoncer le rapport parlementaire Duron, les élus Front de gauche-PCF étaient mobilisés, hier, sur les quais de la gare de Montargis.

Le document, intitulé « TET (Trains d’équilibre du territoire), agir pour l’avenir », provoque un tollé depuis sa présentation. Durant le dernier conseil d’agglomération, le 28 mai, les élus, quelle que soit leur appartenance politique, se sont élevés contre le constat dressé dans ce rapport, qui décrit une ligne qui ne serait pas assez compétitive, car trop peu fréquentée. Le président UMP de l’agglomération montargoise, Jean-Pierre Door, comptait démonter ces « mensonges » et porter l’affaire au plus haut niveau… »

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