J’ai testé le Montargis-Paris en période de catastrophe naturelle

WP_20160606_06_55_08_ProAlors que Montargis vient d’être classé en catastrophes naturelles suite aux inondations, la vie tente de reprendre son cours normal, non sans difficulté. L’un des problèmes les plus aigus réside dans les transports. La ligne Nevers-Paris, via Montargis est fréquentée par plusieurs milliers de voyageurs quotidiennement. Telle une lointaine ville de la banlieue parisienne, la vie de ces travailleurs est rythmée par les horaires de trains, qu’ils soient TER ou Transiliens. Comment dans ces conditions rallier Paris lorsqu’aucun train ne circule à Montargis et qu’aucune ligne de bus de substitution n’a été mise en place ? J’ai testé pour vous. Ce qui n’était en principe qu’un voyage ordinaire pour rejoindre La Défense s’est avéré un vrai casse-tête.

05:00 : départ pour la gare. Je m’y rends à pied avec l’unique espoir de trouver un bus de substitution, des informations du week-end prédisant de possibles cars pour se rendre à Nemours (le tronçon Montargis-Nemours est complètement coupé en raison des inondations et des travaux de « vérification » – c’est ce que j’ai appris en tout cas ce lundi).

05:20 : Arrivée à la gare. Un affichage sur les portes est sans ambiguïté : aucun bus n’est prévu. J’aborde un agent de la SNCF : « Ce n’est pas normal ! Vous vous rendez-compte ? » Réponse : « Oui, oui, ce n’est pas normal. Mais les compagnies privées ont refusé dimanche soir d’assurer des navettes ». Il me tend une dérisoire feuille de retard justifiant les problèmes de la SNCF. Pendant ce temps, in autre voyageur désœuvré quitte la gare. Je l’accoste par réflexe : « Vous avez une voiture ? Vous allez à Nemours ? Je peux venir avec vous ? » Il accepte. Ma bonne étoile me sourit. Nous prenons la route à 05 :33.
Nous traversons des zones touchées par les inondations comme si la région venait de vivre un séisme pour reprendre une comparaison de Jean-Pierre Door, le maire de Montargis. Le Canal de Briare est encore énorme. La petite ville de Nemours offre une image de cité dévastée. Le Loing bouillonne, menaçant mais la ville est de nouveau au sec. Au sec mais avec encore les stigmates de cette catastrophe naturelle.

6:10 : Nemours. Il y a du monde sur les quais pour attendre la navette qui relie la ville à Moret. Lorsqu’elle arrive à quai, avec vingt minutes de retard, les voyageurs se pressent et partent à l’assaut des places libres. Ceux qui prendront la navette à Montigny-sur-Loing et Bourron-Marlotte-Grez auront moins de chance.

6:47 : arrivée à, Moret. Changement de quai pour prendre le Transilien qui nous amène à Paris Gare de Lyon. Le départ a lieu à 7 heures pile. L’arrivée se fait presque sans encombre à 7H57. Il ne restera plus qu’à gérer une coupure de ligne sur le RER A entre Gare de Lyon et Châtelet : bagatelle. La ligne 14 est un recours plus qu’acceptable

Au final, arrivée à destination à 8H30 : mission accomplie ! Mais à quel prix : plus de trois heures 30 de voyage.

« A Montargis, la SNCF patauge et les transporteurs routiers aussi »

Et pour ne rien gâcher !

Et pour ne rien gâcher !

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