Mais que fait la police ?

200Retour sur la bataille rangée qui a eu lieu en gare de Montargis le 19 octobre dernier.

Ce soir-là, alors que plusieurs centaines de voyageurs revenaient de Paris, deux bandes rivales, l’une de Nemours et l’autre de Montargis, se sont affrontées en pleine gare, semant le chaos, sous le regard consterné du public.

Quelques policiers arrivés là avaient pour mission de garder la situation sous contrôle et de « restaurer l’ordre public ». Une expression joliment dite qui masque l’insuffisance des forces de l’ordre (de sept à huit policiers présents pendant la mise à sac de la gare). La situation s’est améliorée avec l’arrivée de renforts… venus d’Orléans. Un peu trop tard. À ce jour, apprend-on dans la presse, une seule personne – sur les quelque 80 jeunes belligérants.

« Mais que faisait la police ? » entend-on de la bouche des habitués de la ligne Nevers-Montargis-Paris ? Une amertume qui peut se comprendre au regard des contrôles impressionnants organisés régulièrement en gare de Montargis, par temps calme : pour le coup, la SNCF et les forces de l’ordre ne lésinent pas sur les hommes et le matériel pour chasser les « dangereux contrevenants » au billet de train !

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La gare de Montargis, zone de chaos

Gare_de_MontargisLe lundi 19 octobre, vers 19 heures, s’est produit un événement grave à la gare de Montargis, à l’heure où plusieurs centaines de voyageurs revenaient de Paris.

Un groupe d’une cinquantaine de jeunes gens, originaires de Nemours, se sont donnés rendez-vous dans ce lieu pour en découdre avec une autre bande, celle-ci de Montargis. Pendant une heure, nous apprend la presse écrite et audiovisuelle, des personnes remontées à bloc (pour une sombre affaire de « vengeance » apprend-on) se sont affrontées à coups de barres de fer, de pierres et de projectiles divers, transformant la paisible gare en champ de bataille. Par miracle, aucun blessé n’a été déploré, en dépit de l’affluence à cette heure de la soirée. Cet événement rarissime a provoqué de fortes perturbations dans la circulation des trains.

Quelques policiers se sont rendus sur place pendant l’échauffourée mais le retour au calme a dû attendre le renfort de forces de l’ordre d’Orléans.

Le lendemain, la gare de Montargis portait encore les stigmates de cette soirée hors du commun : vitres brisées, portes condamnées. La SNCF porterait plainte suite au saccage du 19 octobre.

Certains témoins ont souligné à juste titre que la police ferroviaire, municipale, nationale ainsi que les contrôleurs de la SNCF avaient par contre mis les bouchées doubles lors du dernier contrôle inopiné de plus de 2000 voyageurs un mois plus tôt…

« Montargis : rixe entre deux bandes rivales à la gare« , France 3 Régions, 20 octobre 2015